Logo
Mon compte
 Retenir mes identifiants  
Mot de passe oublié
Retour Home Nous vous informons Appelez dès aujourd'hui l'Assistance VOTREXPERT au 01 47 70 72 93 pour obtenir vos codes d'accès « Test ». Vous pourrez ainsi découvrir toute la richesse de la base documentaire de votre site. Bonne navigation !

Pour toute question, n'hésitez pas à contacter
le Service Commercial
au 01 47 70 72 93
ou par courriel : contact@votrexpert.com
ou le Service Commercial Expert
au 01 40 70 44 44
ou par courriel : sce@grouperf.com

www.grouperf.com

échéancier
PrécédentJuin
LunMarMerJeuVenSamDim
01020304050607
08091011121314
15161718192021
22232425262728
2930     
Newsletter
Base documentaire
Thémes des Dépêches

Consultation par mois

j

Vie des affaires

Date: 2021-02-12

Vie des affaires

PRIME EXCEPTIONNELLE DU GÉRANT

Le gérant associé majoritaire d'une société et son unique associé signent une promesse de cession de l'intégralité de leurs parts à un futur acquéreur. Trois mois plus tard, l'assemblée générale octroie au gérant une prime exceptionnelle de 83 000 euros.

Par la suite, la cession est réalisée, le vote de l'assemblée relatif à la prime ayant bien été mentionné dans l'acte. L'acquéreur, devenu le nouveau dirigeant de la société, refuse pourtant de verser la somme à l'ancien gérant. Ce dernier saisit la justice pour demander le paiement de la prime.

L'acquéreur s'y oppose. Selon lui, une prime de 83 000 euros constitue une rémunération abusive, car elle est manifestement excessive et donc contraire à l'intérêt social. Cela justifierait l'annulation de la résolution de l'assemblée qui a octroyé cette prime.

Mais la Cour de cassation n'est pas de cet avis. En dehors de certains cas précis de violation de la loi, une délibération de l'assemblée octroyant une rémunération exceptionnelle à son dirigeant ne peut être annulée au seul motif de sa contrariété à l'intérêt social. Il faut alors prouver une fraude ou un abus de droit commis par un associé pour favoriser ses intérêts au détriment des autres associés. Rien de cela ici, de sorte que la délibération ne peut être annulée, même si elle est contraire à l'intérêt de la société.

Concrètement, le nouveau dirigeant devra donc verser la prime.

Cass. com. 13 janvier 2021, n° 18-21860 PB

Retourner à la liste des dépêches Imprimer