Logo
Mon compte
 Retenir mes identifiants  
Mot de passe oublié
Retour Home Nous vous informons Appelez dès aujourd'hui l'Assistance VOTREXPERT au 01 47 70 72 93 pour obtenir vos codes d'accès « Test ». Vous pourrez ainsi découvrir toute la richesse de la base documentaire de votre site. Bonne navigation !

Pour toute question, n'hésitez pas à contacter
le Service Commercial
au 01 47 70 72 93
ou par courriel : contact@votrexpert.com
ou le Service Commercial Expert
au 01 40 70 44 44
ou par courriel : sce@grouperf.com

www.grouperf.com

échéancier
PrécédentJuin
LunMarMerJeuVenSamDim
01020304050607
08091011121314
15161718192021
22232425262728
2930     
Newsletter
Base documentaire
Thémes des Dépêches

Consultation par mois

j

Vie des affaires

Date: 2021-05-19

Vie des affaires

CAUTIONNEMENT D'UN DIRIGEANT DE SOCIÉTÉ

Le dirigeant d'une société se porte caution solidaire des engagements de cette dernière au titre d'un crédit consenti par une banque en 2009. La société étant placée en liquidation judiciaire en 2015, la banque poursuit la caution en justice pour obtenir l'exécution forcée de son engagement.

Le dirigeant riposte en invoquant la disproportion de son engagement de caution à ses biens et revenus. Il reproche également au professionnel de ne pas l'avoir suffisamment mis en garde contre la portée de cet engagement. Pour la banque, de telles critiques sont trop tardives pour être efficaces : la caution disposait d'un délai de 5 ans, à compter de la conclusion du cautionnement, pour en contester la portée ou la validité. Ce délai étant expiré, son action est prescrite.

Le dirigeant gagne pourtant son procès. Pour la Cour de cassation, la contestation tirée de la disproportion manifeste de son engagement échappe à la prescription dès lors que la caution l'invoque pour s'opposer à une mesure d'exécution forcée engagée par le créancier. L'action de la caution n'est donc pas trop tardive. Elle ne l'est pas davantage lorsqu'elle se fonde sur un manquement de la banque à son devoir de mise en garde : en effet, le point de départ du délai de prescription de 5 ans pour agir en responsabilité contre la banque n'est pas la date de conclusion du cautionnement, mais le jour où la caution apprend que son engagement va être mis à exécution du fait de la défaillance du débiteur garanti. La prescription ayant commencé à courir seulement en 2015, le dirigeant peut donc toujours agir aussi sur ce fondement.

Cass. com. 8 avril 2021, n° 19-12741 P

Retourner à la liste des dépêches Imprimer