Baromètre des dirigeants français 2026
L’édition 2026 du Baromètre des dirigeants français, réalisée par Eurogroup Company en partenariat avec le réseau des CCI (chambres de commerce et d’industrie), celui des Conseillers du commerce extérieur de la France et CCI France International et BFM Business, révèle un état d’esprit tourné vers la stabilité, la performance et l’internationalisation, et ce malgré les tensions géopolitiques, les incertitudes économiques et l’instabilité politique.
Plus de la moitié des dirigeants français (51 %) se déclarent neutres, confiants ou optimistes, tandis que seulement 9 % se considèrent comme pessimistes pour l’année 2026.
Les perspectives économiques pour 2026 sont, par ailleurs, marquées par la continuité : activité, rentabilité, investissements et évolution des effectifs s’inscrivent dans une dynamique de stabilisation.
39 % des dirigeants anticipent, en 2026, une hausse des indicateurs d’activité à l’étranger contre 12 % en France.
Pour améliorer leur rentabilité et leur performance, plus de la moitié des sondés misent sur le développement à l’international.
Le risque géopolitique et sécuritaire est mis en avant par 66 % des répondants.
Les risques économiques et financiers, ainsi que les enjeux protectionnistes et commerciaux, sont également cités.
Quant aux changements des règles fiscales, ils inquiètent plus particulièrement les PME et les TPE.
En revanche, les risques numériques et climatiques ne semblent pas majeurs pour une majorité de dirigeants.
La rentabilité et la performance économique sont des priorités pour 83 % d’entre eux.
Vient ensuite le développement international : 56 % des dirigeants le considèrent désormais comme prioritaire, soit 20 points de plus qu’en 2025.
Et 52 % (+ 5 points) voient dans la gestion des ressources humaines un enjeu fort.
L’Asie du Sud et du Sud-Est ainsi que le Moyen-Orient sont perçus comme de nouveaux moteurs de croissance.
Les questions réglementaires et juridiques (67 %) apparaissent comme des freins au développement international, devant la fiscalité du pays (33 %), les barrières commerciales (32%) et la disponibilité et le coût de la main d’œuvre (30 %).
Enfin, l’étude révèle une montée en puissance des enjeux de souveraineté économique. Elle est une priorité pour 68 % des dirigeants, tandis que 78 % jugent insuffisantes les mesures existantes pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises et européennes.
