Logo
Mon compte
 Retenir mes identifiants  
Mot de passe oublié
Retour Home Nous vous informons Ce site Internet peut être personnnalisé à votre image. Demandez le modèle 3 à la création de votre dossier.

Pour toute question, n'hésitez pas à contacter le Service Commercial
au 01 47 70 72 93
ou par courriel : contact@votrexpert.com

échéancier
PrécédentJuin
LunMarMerJeuVenSamDim
01020304050607
08091011121314
15161718192021
22232425262728
2930     
Newsletter
Base documentaire
Thémes des Dépêches

Consultation par mois

j

Vie des affaires

Date: 2023-02-13

Vie des affaires,Vie des affaires

RÉGULARISATION DU DÉPÔT DES STATUTS AU RCS

Tout intéressé peut demander en justice que le dirigeant d'une société procède à la régularisation du dépôt des statuts. La Cour de cassation précise, dans un arrêt récent, que cette action peut être engagée au-delà de 5 ans.

Lors d'une assemblée générale réunie en janvier 1993, les associés décident de modifier l'objet social de leur société.

16 ans plus tard, deux associés reprochent au gérant de n'avoir pas inscrit l'intégralité de cette modification dans les statuts déposés au greffe du tribunal de commerce en mars 1993.

Ils exercent alors l'action prévue par la loi dans cette hypothèse pour demander au président du tribunal de commerce d'enjoindre au gérant de régulariser le dépôt auquel il est tenu.

Mais pour le gérant, cette demande est bien trop tardive. Elle devait être exercée dans un délai de 5 ans. Au-delà, l'action visant à faire reconnaître l'existence d'un droit ou d'une obligation contre une personne est prescrite. D'après ce gérant, le délai ayant couru depuis la publication des statuts critiqués en mars 1993, l'action est éteinte.

Il a tort. La loi prévoit que les actes, délibérations ou décisions modifiant les pièces déposées lors de la constitution d'une société doivent être déposés au registre du commerce et des sociétés, pour être portés à la connaissance du public. Cette obligation, estime le juge perdure pendant toute la vie de la société parce qu'elle est destinée à l'information des tiers. Elle échappe donc au délai de prescription de 5 ans, et autorise les associés à agir même 16 ans après la publication.

Cass. com. 25 janvier 2023, n° 21-17592 B

Retourner à la liste des dépêches Imprimer