Logo
Mon compte
 Retenir mes identifiants  
Mot de passe oublié
Retour Home Nous vous informons Appelez dès aujourd'hui l'Assistance VOTREXPERT au 01 47 70 72 93 pour obtenir vos codes d'accès « Test ». Vous pourrez ainsi découvrir toute la richesse de la base documentaire de votre site. Bonne navigation !

Pour toute question, n'hésitez pas à contacter
le Service Commercial
au 01 47 70 72 93
ou par courriel : contact@votrexpert.com
ou le Service Commercial Expert
au 01 40 70 44 44
ou par courriel : sce@grouperf.com

www.grouperf.com

échéancier
PrécédentJuinSuivant
LunMarMerJeuVenSamDim
01020304050607
08091011121314
15161718192021
22232425262728
2930     
Newsletter
Base documentaire
Thémes des Dépêches

Consultation par mois

j

Vie des affaires

Date: 2022-02-17

Vie des affaires

CAUTIONNEMENT DISPROPORTIONNÉ

Le cautionnement consenti par une personne physique au profit d'un professionnel ne doit pas être manifestement disproportionné à ses biens et revenus. Auquel cas, l'engagement de la caution peut être privé d'effet s'il a été consenti avant le 1er janvier 2022. Pour les cautionnements conclus à partir de cette date, la réforme des sûretés prévoit la réduction de l'engagement disproportionné.

Parallèlement à cette sanction, la caution peut aussi rechercher la responsabilité délictuelle du créancier professionnel qui lui a fait souscrire un engagement inadapté à ses capacités financières. La Cour de cassation vient de se prononcer sur le point de départ du délai de prescription applicable alors.

La banque mise en cause opposait aux cautions la prescription de leur action : assignée près de 10 ans après la conclusion des cautionnements, elle estimait l'action trop tardive au regard du délai légal de 5 ans.

À tort. La caution a 5 ans pour agir en responsabilité contre le prêteur sur le fondement de la disproportion de son engagement. Selon la Cour de cassation, ce délai court, non pas depuis la conclusion du contrat, mais à compter de la mise en demeure de payer les sommes dues par l'emprunteur en raison de sa défaillance. C'est en effet à partir de ce moment que la caution peut appréhender l'existence éventuelle d'une disproportion de son engagement. Dans l'affaire évoquée, au regard de ce point de départ plus tardif, l'action en responsabilité des cautions n'était donc pas prescrite.

Cass. civ., 1re ch., 5 janvier 2022, n° 20-17325 B

Retourner à la liste des dépêches Imprimer